« Un pas après l’autre… » C’est ainsi que je choisis d’entrer dans la Bible. Non pas pour la survoler, ni pour en faire un défi de performance – mais pour l’habiter, la lire patiemment, et l’écouter autrement.
Ésaïe 40.3
« Une voix crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez dans le désert une route pour notre Dieu. »
Avant que le Seigneur vienne, une voix s’élève.
Elle ne s’impose pas dans le tumulte, mais résonne dans le désert, là où tout paraît vide.
Jean-Baptiste ne parle pas de lui, il pointe vers un autre.
Il n’attire pas pour briller, mais secouer pour éveiller.
Il appelle à changer de vie, à se retourner, à s’ouvrir.
Il ne flatte pas les habitudes, mais réveille les consciences.
L’Avent n’est pas seulement un temps doux :
c’est un appel. Un cri. Une voix.
Nous avons tous des chemins à aplanir,
des montagnes d’orgueil à abaisser,
des vallées de doute à combler,
des détours à redresser.
Préparer la venue du Seigneur, c’est lui faire place.
Vraiment. Profondément.
Seigneur,
fais résonner en moi la voix de ton prophète.
Que je ne m’endorme pas dans mes habitudes.
Fais tomber mes résistances,
ouvre les passages encombrés de mon cœur.
Fais de mon désert un chemin pour toi.
Que ma vie prépare ta venue,
dans la vérité, dans l’espérance,
et dans la joie de t’accueillir.
Amen.