« Un pas après l’autre… » C’est ainsi que je choisis d’entrer dans la Bible. Non pas pour la survoler, ni pour en faire un défi de performance – mais pour l’habiter, la lire patiemment, et l’écouter autrement.
Luc 5,12
« Un homme couvert de lèpre, voyant Jésus, tomba face contre terre et le supplia :
“Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier.” »
Le lépreux n’a aucun doute sur la puissance de Jésus :
« Tu peux » — cette confiance est totale.
Mais il laisse à Jésus la liberté du choix : « si tu le veux ».
C’est la foi dans ce qu’est Dieu, pas seulement dans ce qu’il fait.
Et Jésus, ému de compassion, répond :
« Je le veux, sois purifié. »
Un geste simple : il touche, là où personne ne touchait.
Il guérit, là où tout le monde fuyait.
Dans l’épître de Jean, la foi est encore cette certitude tranquille :
« Celui qui croit au Fils de Dieu possède ce témoignage en lui-même. »
Et ce témoignage, c’est la vie éternelle, déjà donnée à ceux qui croient.
Ce Dieu qui guérit, qui purifie, n'est pas lointain.
Il est venu à nous dans le Fils, et il continue à nous rejoindre dans nos propres léproseries — nos peurs, nos solitudes, nos enfermements.
Seigneur Jésus,
Tu n’as pas reculé devant l’impur.
Tu as tendu la main.
Tu as dit : « Je le veux ».
Dis-le encore aujourd’hui :
purifie ce qui est malade en moi,
touche ce que je n’ose plus présenter,
rends-moi à la vie.
Que ma foi soit humble, confiante,
et pleine de respect pour ta volonté.
Amen.