« Un pas après l’autre… » C’est ainsi que je choisis d’entrer dans la Bible. Non pas pour la survoler, ni pour en faire un défi de performance – mais pour l’habiter, la lire patiemment, et l’écouter autrement.
Dans le Livre de l’Exode, Dieu institue la Pâque au moment où Israël s’apprête à être libéré d’Égypte. Le sang de l’agneau devient signe de salut :
« Le sang servira de signe… je passerai par-dessus vous. »
Ce repas n’est pas seulement un souvenir : il est un acte fondateur. Dieu sauve, et son peuple est appelé à se souvenir de cette délivrance.
La foi biblique s'enracine dans un Dieu qui agit concrètement pour libérer.
Dans l’Première épître aux Corinthiens, Paul transmet ce qu’il a reçu :
« Ceci est mon corps, qui est pour vous…
faites ceci en souvenir de moi. »
Jésus donne un sens nouveau à la Pâque : il devient lui-même l’agneau offert. Le repas devient mémoire vivante de son don.
Le salut ne se rappelle pas seulement : il se rend présent dans la foi.
Dans l’Évangile selon Jean, Jésus pose un geste surprenant : il lave les pieds de ses disciples. Lui, le Maître, prend la place du serviteur.
Ce geste révèle le cœur de Dieu : un amour qui se met à genoux, qui sert, qui s’abaisse.
Le texte commence ainsi :
« Ayant aimé ceux qui lui appartenaient dans le monde,
les aima jusqu'à l'extrême. »
Et Jésus dit :
« Je vous ai donné un exemple. »
La Pâque, l’Eucharistie et le lavement des pieds convergent vers une même vérité : le salut s'exprime dans un amour qui se donne et qui sert.
Ces textes nous invitent à :
La foi ne se vit pas seulement dans des paroles ou des rites, mais dans une vie donnée à la suite du Christ.