« Un pas après l’autre… » C’est ainsi que je choisis d’entrer dans la Bible. Non pas pour la survoler, ni pour en faire un défi de performance – mais pour l’habiter, la lire patiemment, et l’écouter autrement.
Dans le Deuxième livre des Rois, le peuple d’Israël refuse d’écouter les avertissements des prophètes :
« Ils n'ont pas écouté, ils se sont montrés réfractaires. »
Peu à peu, ils s’éloignent de l’Alliance et suivent leurs propres chemins. Le drame n’est pas d’abord politique ; il est spirituel : un cœur qui cesse d’écouter Dieu.
Toute infidélité commence par une oreille qui ne veut plus entendre la Parole.
Dans l’Évangile selon Matthieu, Jésus enseigne :
« Ne jugez pas, afin de ne pas être jugé. »
Il ne demande pas d’ignorer le mal, mais d’éviter l’attitude qui consiste à condamner les autres sans regarder son propre cœur.
Jésus utilise une image frappante :
« Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? »
Le disciple est d’abord appelé à l’humilité et à la conversion personnelle.
Lorsque nous reconnaissons nos propres fragilités, notre regard sur les autres change. Nous devenons capables de corriger avec charité plutôt que de condamner.
Celui qui se laisse éclairer par Dieu apprend à regarder les autres avec vérité et miséricorde.
Ces textes nous invitent à :
La conversion commence toujours par soi-même, avant de vouloir changer les autres.
Seigneur,
Préserve-moi de l’orgueil qui juge facilement les autres
et oublie ses propres fragilités.
Donne-moi un cœur docile à ta Parole,
capable de se laisser corriger et transformer.
Apprends-moi à regarder les autres avec ton regard,
un regard de vérité, mais aussi de compassion.
Ôte de mes yeux tout ce qui m’empêche de voir clairement,
et fais grandir en moi l’humilité qui conduit à la sagesse.
Que je cherche d’abord ma propre conversion
avant de vouloir corriger mon prochain.
Amen.