« Un pas après l’autre… » C’est ainsi que je choisis d’entrer dans la Bible. Non pas pour la survoler, ni pour en faire un défi de performance – mais pour l’habiter, la lire patiemment, et l’écouter autrement.
Genèse 1.4 – Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres.
La création se poursuit non par accumulation mais par discernement. Dieu sépare, distingue, met en ordre. C’est un acte spirituel fort : créer, c'est séparer. Non pour diviser, mais pour établir la paix, l’harmonie, le sens.
Nous vivons souvent dans un monde flou, entremêlé, confus. La lumière et les ténèbres s’y mêlent parfois dans nos choix, nos émotions, nos luttes intérieures. Mais Dieu, lui, pose une limite. Il distingue ce qui éclaire de ce qui obscurcit.
Et surtout, Dieu voit que la lumière est bonne. Avant même qu’elle soit utile, productive, Dieu la bénit. Ce regard divin sur la lumière, c’est aussi un regard sur ce qui, en nous, peut devenir clarté. Dieu sait repérer la lumière dans nos cœurs, même si nous ne la voyons pas encore.
En ce troisième jour de l’Avent, demandons à Dieu de nous apprendre à discerner. À séparer dans nos vies ce qui éclaire de ce qui trouble, ce qui construit de ce qui détruit. Que sa lumière ne soit pas seulement un fait, mais une force de discernement intérieur.
Prière
Seigneur,
toi qui vois la lumière avant moi, apprends-moi à distinguer.
Aide-moi à séparer le bon du mauvais, le vrai du faux, la lumière des ténèbres.
Que ton regard éclaire mon propre regard.
Et que je voie, comme toi, que la lumière est bonne.
Amen.