« Un pas après l’autre… » C’est ainsi que je choisis d’entrer dans la Bible. Non pas pour la survoler, ni pour en faire un défi de performance – mais pour l’habiter, la lire patiemment, et l’écouter autrement.
« En débarquant, Jésus vit une grande foule.
Il fut saisi de compassion envers eux,
parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger ;
alors il se mit à les enseigner longuement. »
On attendait peut-être un miracle spectaculaire.
Mais Jésus commence par voir.
Il regarde la foule, et son coeur est saisi.
C’est de là que tout part :
de cette compassion divine, de ce regard qui reconnaît la faim, la soif, l’égarement.
Puis il enseigne. Et seulement après, il nourrit.
🔍 Cette multiplication des pains n’est pas d’abord un exploit,
c’est une réponse d'amour.
Un amour qui voit, qui enseigne, qui donne.
Dans l’épître de Jean, ce même mouvement :
« L’amour est de Dieu… ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu,
c’est lui qui nous a aimés le premier. » (1 Jn 4, 10)
Ce que Jésus fait avec la foule,
Dieu l’a fait pour chacun de nous :
Il a vu notre besoin, notre vide…
et il nous a donné son Fils.
Seigneur Jésus,
tu ne détournes pas les yeux.
Tu regardes avec compassion,
et tu donnes avec tendresse.
Vois ma faim, ma soif, mon besoin d’être guidé.
Nourris-moi de ta Parole,
et apprends-moi à aimer comme tu aimes.
Amen